************************************Interview************************************
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Que connaissiez-vous du monde de Narnia avant ce film ?
Anna Popplewell : J'ai découvert Les Chroniques de Narnia à sept ans et les ai relues pour les auditions avec autant de plaisir.
William Moseley : Je connaissais des enregistrements audio que j'écoutais le soir avant de m'endormir. C'est ma mère qui m'a incité à lire le premier tome pendant l'audition. Je l'ai lu d'une seule traite, surpris de voir combien l'histoire de ces enfants me fascinait.
Comment avez-vous vécu l'attente des résultats des auditions ?
Anna Popplewell : Il a fallu dix-huit mois en tout. C'était long et éprouvant. Ce n'est qu'à la fin que j'ai réalisé combien je tenais à participer au film.
William Moseley : C'est vrai aussi pour moi ! Plus les auditions durent longtemps, moins l'on veut avoir parcouru tout ce chemin pour rien.
Anna Popplewell : William et moi nous sommes rencontrés lors des toutes premières auditions et nous nous sommes tenu les coudes par la suite. C'était bien de vivre cette expérience ensemble.
Vous donnez l'impression d'appartenir à la même famille...William Moseley : Nous étions une famille, aussi bien sur le plateau qu'en dehors. Lorsque les autres enfants sont arrivés en Nouvelle-Zélande, ils ont été surpris de voir combien nous nous sentions déjà très proches.
Anna Popplewell : Nous avons eu beaucoup de chance. La distribution assemblée par Andrew était parfaite. Nous nous entendions tous très bien. Etre loin de chez soi nous rapprochait. William est le plus âgé de sa famille. Je suis l'aînée d'une famille de trois enfants. Il me paraissait donc naturel d'avoir une petite s½ur. Georgie est la plus jeune de sa famille, et Skandar a une s½ur de mon âge. Nous nous sentions tous très bien dans notre position.
Il fallait que vous rendiez le lion animatronique qui représentait Aslan très convaincant...William Moseley : Ce n'était pas toujours un lion animatronique.
Anna Popplewell : Plusieurs techniques ont été employées. Nous avions souvent un Aslan imaginaire. Parfois, nous n'avions que des marques, quand on jouait sur fond vert. Au début, c'était un peu déstabilisant.
William Moseley : Le personnage se crée à travers vous en fonction de vos réactions et de la manière dont vous vous le représentez. Il en va de même pour le castor. C'est votre imagination qui fait tout. J'ai trouvé cela très intéressant.
Pour la scène où Aslan est sur le grand rocher, c'était une marionnette...Anna Popplewell : J'ai été très étonnée de voir combien elle paraissait réelle sur le plateau. Il y avait aussi un lion animatronique pour la scène finale où nous montons sur son dos. Même si cela faisait un peu rodéo et qu'on avait mal aux cuisses, c'était formidable.
Vous avez eu des soucis avec votre armure du fait de votre croissance...William Moseley : Je ne devais d'abord porter qu'une armure sur la poitrine et les bras, puis elle a été étendue aux jambes et aux épaules. J'étais très content et fier de me balader avec. Au bout de deux ou trois semaines, il a fallu la renforcer. Mes bras se sont musclés à force de manier l'épée. C'était étrange de voir mon corps se métamorphoser ainsi.
Quelle a été votre réaction en voyant le film pour la première fois ?
William Moseley : J'étais très content et soulagé. Nous avons travaillé si longtemps sur ce film ! C'était excitant, enthousiasmant, impressionnant...
Anna Popplewell : J'étais très émue. J'avais beaucoup d'attentes car tout le monde disait que ça allait être super. En fait, cela a dépassé tout ce que j'espérais. J'étais contente et très fière d'y avoir participé.
Vous avez versé une petite larme ?
Anna Popplewell : Ça se pourrait bien !
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